Politique

KENYA-Réélecttion présidentielle 2017: La population dans unr forte peur du lendemeain

Parlant des irrégularités de vote  observées pendant la présidentielle, l’opposition kenyane avait saisi la juridiction suprême du Kenya pour invalider les résultats du scrutin proclamant Uhuru Kenyatta vainqueur des élections présidentielles de 2017.  La cour suprême a suivi la plainte de l’opposition en invalidant, le 1er septembre dernier, la réélection du président Kenyatta avec 54,27 % des voix, contre 44,74 % à son principal rival, M. Daila Odinga, évoquant des irrégularités dans la transmission des résultats. Mettant ainsi en faute la Commission électorale (IEBC) pour sa gestion du scrutin. Les élections reprendront le 26 octobre.

Les leaders de l’opposition avaient bien accueilli la décision courageuse de la cour suprême d’invalider les résultats des élections. Mais, figure de proue de la protestation des leaders de Nasa, M.Odinga avait posé des conditions pour une probable reprise de la présidentielle du 26 octobre prochain. Ses préoccupations n’ont pas été suivies. Cela a suscité sa conférence de presse le 11 octobre, dans laquelle il a traduit sa décision de ne pas participer au scrutin du 26 octobre, exigeant l’organisation d’un nouveau processus électoral à une date ultérieure. Ses partisans, appelés à une marche de protestation, ont manifesté ce mercredi en présence de leur leader.  Pour Odinga, « pas de réforme, pas d’élection » : un mot d’ordre lancé à ses militants lors de Sa conférence.
« Pas de reforme, pas d’élection », ce slogan d’Odinga suscite une inquiétude au sein de la population qui garde toujours le souvenir des violences ayant suivi la présidentielle de 2007. Cette crise électorale avait causé la mort d’un millier de personnes, et fait des milliers de déplacés. Surtout que le président Kenyatta s’est opposé aux exigences d’Odinga relatives á la reforme du processus électoral, affirmant lors d’un meeting mardi que les élections se tiendront effectivement le 26 octobre. Aussi, le Parlement kényan a amendé la loi électorale du pays, signifiant que si un candidat se retire d’une élection rééditée, l’autre serait immédiatement élu. L’amendement doit être promulgué par le chef de l’Etat, Uhuru Kenyatta. Les prises de positions divergentes pourraient replonger le peuple kenyan dans une autre violente crise électorale si les braises s'enflamment dans  les camps rivaux.